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Sur les réseaux sociaux, on est abreuvés de récits d’aventures à l’autre bout du monde sur les plus grands sommets, les déserts les plus arides ou les océans les plus impétueux. Difficile de rivaliser avec ces aventurier•ères au long court qui partent plusieurs semaines, plusieurs mois ou même des années. Eux qui ont dédié leur vie à l’aventure.

On se sent si petits, écrasés par le poids de notre inactivité. Et on ne fait rien, ou pas grand chose…

Mais en fait : pourquoi ?

Quand on part loin et longtemps, c’est généralement pour prendre de la distance avec son boulot, ses managers et tous ces tracas pour “faire un vrai break”. On cherche à briser la routine pour vivre quelque chose de fort, quelque chose de différent. Et ces histoires extraordinaires et lointaines nous apparaissent comme l’évasion parfaite. On veut les vivre nous aussi !

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Mais peut-on imaginer se laisser toucher par un autre dépaysement que celui que nous attendons ? Moins standardisé et plus accessible.

Nous vivons une ère qui érige l’instantanéité en totem. Il n’est plus permis d’attendre. On veut tout et tout de suite, vivre intensément maintenant, découvrir le monde avant qu’il ne disparaisse.

Je dis “très bien !”. Utilisons l’urgence de notre époque et prenons le maquis tout de suite !

Pourquoi attendre cet été quand on peut vivre l’aventure dès ce week-end ?

Je vous présente la “micro-aventure”. Une approche de l’aventure qui part d’une question simple : pourquoi aller chercher à l’autre bout du monde ce que je peux trouver dans mon jardin ? La micro-aventure naît de ce constat : nous portons en nous les graines de l’aventure qu’il suffit d’aller semer dans cette forêt à une heure de Strasbourg ou sur les crêtes vosgiennes.

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Oui, on peut briser la routine, prendre de la distance avec son quotidien et son boulot à quelques encablures de son chez soi. L’aventure et la nature nous tendent les bras ! À nous de faire le premier pas, le plus difficile, celui qui demande de tout laisser derrière. Le plus dur est de se mettre sur le chemin et de se laisser façonner.

Sur les rivières d’Alsace en canoë – été 2017

La micro-aventure ne cherche qu’une chose : s’évader. S’affranchir des barrières de notre vie citadine engourdie. Et régulièrement, reconquérir dans les bois, sur les chaumes et dans les lacs des Vosges notre liberté oubliée.

Comment reconquérir notre liberté ?

J’ai la ferme conviction qu’il nous faut nous étendre en pleine nature et fermer les yeux. Accepter que la nuit de la montagne nous enveloppe. Tout abandonner pendant au moins une nuit, le temps d’un retour à notre animalité. Et revenir à son chez-soi le lendemain

Bivouac d’une nuit entre les rivières de la Plaine d’Alsace

Pas facile : on est habitués à la lumière des villes, au ronronnement rassurant du trafic. Ici, le vent hurle sur les crêtes, il fait grincer les arbres et porte loin les cris des animaux dans la nuit. Rester là-haut quand les ombres s’étendent, quand tout le monde est redescendu et que l’on se retrouve seul•e. L’univers nous apparaît alors bien différent, plus menaçant et on se dit que ce n’était finalement pas une si bonne idée.

Et alors on crie “voilà l’aventure !”. Elle est là l’aventure, dans cette acceptation d’avoir peur, de douter, de chercher “autre chose”. Cette quête du différent qui nous a poussé est accessible à tout un chacun ! Il ne faut pas grand chose : une tente ou un hamac, un sac de couchage, un tapis de sol. Et voilà l’essentiel.

Rando à la journée avec un bivouac, nuit dans un hamac dans la forêt, une soirée dans une cabane… Les idées de micro-aventure ne manquent pas, on les partagera régulièrement sur Vosges qui peut !, à chacun de créer les conditions pour vivre l’aventure.

Et nous abandonner là-haut à vivre sans contrainte, juste une nuit.

Commentaires
Quentin Cogitore
J'aime la montagne et les plaques d'immatriculation suisses. J'ai créé Vᴏꜱɢᴇꜱ ǫᴜɪ ᴘᴇᴜᴛ ! avec l'idée de vous aider à partir à l'aventure.

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